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Ajuster le prix de ses nuitées pendant le Ramadan

Pendant le Ramadan, la demande touristique de loisirs recule : les journées sont plus calmes et les soirées démarrent tard, après la rupture du jeûne. D'autres voyageurs prennent le relais, des familles marocaines réunies aux proches venus pour l'Aid el-Fitr. Il ne faut donc pas baisser son prix de façon uniforme : mieux vaut suivre le calendrier de la demande, période par période, et ajuster chaque semaine selon le profil qui réserve réellement.

Pourquoi la demande touristique recule-t-elle pendant le Ramadan ?

Le Ramadan change le rythme des journées. Le jeûne, qui s'étend du lever au coucher du soleil, réduit les sorties en journée : moins de visites de monuments, moins de passage dans les restaurants ouverts le midi, moins de circulation dans les quartiers touristiques avant la rupture du jeûne. Les voyageurs étrangers venus pour des vacances classiques évitent souvent cette période, car une partie des commerces et des cafés tourne au ralenti dans la journée et ne reprend vraiment que le soir.

Ce recul touche surtout la clientèle de loisirs internationale, pas l'ensemble de la demande. Les membres du Réseau, qui gèrent 120 conciergeries dans 7 villes du Maroc, constatent chaque année le même schéma : les réservations courtes baissent chez les visiteurs étrangers, tandis que d'autres profils de voyageurs continuent, voire intensifient leurs séjours. Confondre les deux revient à baisser un prix qui n'avait pas besoin de l'être.

Quelles nouvelles clientèles apparaissent pendant ce mois ?

Pendant que la clientèle de loisirs recule, d'autres voyageurs apparaissent ou se renforcent. Les Marocains résidant à l'étranger profitent souvent de cette période pour revenir retrouver leurs parents, surtout dans les derniers jours avant l'Aid el-Fitr. Des habitants d'une autre ville marocaine font le même trajet pour se réunir en famille. Des actifs en déplacement professionnel, eux, restent sur place parce que leur mission ne s'arrête pas pendant le mois.

Comment se répartit la demande à l'intérieur du mois ?

La demande ne suit pas une ligne plate du premier au dernier jour. Les réservations prises avant le début du mois restent stables, car elles ont été décidées sans tenir compte du Ramadan. La première semaine marque la rupture : les habitudes de sortie changent et les nouvelles demandes ralentissent. Les semaines du milieu sont les plus calmes côté loisirs, mais elles concentrent les séjours longs des actifs en déplacement. Les derniers jours inversent la tendance : les familles se regroupent, les trajets entre villes marocaines augmentent, et la demande remonte nettement jusqu'à l'Aid el-Fitr.

La courbe de la demande touristique du début du Ramadan à la semaine qui suit l'Aid el-Fitr
Période du moisQui voyageNiveau de demandeRéglage de prix conseillé
Derniers jours avant le début du moisRéservations faites à l'avance, souvent par des famillesStableGarder le tarif habituel
Première semaineVoyageurs qui adaptent leurs habitudes, peu de nouvelles réservationsEn baisseAjuster légèrement le tarif à la baisse
Semaines du milieuActifs en déplacement professionnel, séjours plus longsFaible côté loisirsProposer une réduction pensée par semaine
Dix derniers jours avant l'Aid el-FitrFamilles qui se regroupent, trajets entre villes marocainesEn forte hausseRemonter le tarif progressivement
Jours de l'Aid el-FitrProches venus pour les fêtes, séjours courts et groupésPic du moisAppliquer le tarif le plus haut du mois
Semaine qui suit l'Aid el-FitrRetour au rythme habituel, départ des prochesRetour à la normaleRevenir au tarif pratiqué hors Ramadan

Faut-il baisser son prix dès le début du mois ?

Baisser son prix dès le premier jour revient à traiter toutes les semaines de la même façon, alors qu'elles ne se ressemblent pas. Le tableau ci-dessus montre que la demande recule surtout pendant les semaines du milieu, pas pendant les derniers jours avant l'Aid el-Fitr. Un ajustement uniforme fait perdre de la marge pendant la période où la demande remonte, au moment où elle en a le moins besoin.

Mieux vaut construire une grille de réductions qui suit ce calendrier : une remise plus marquée pendant les semaines calmes, pour attirer les séjours longs des actifs en déplacement, et un retour au tarif habituel dès que les trajets familiaux reprennent avant l'Aid el-Fitr. Un gestionnaire qui structure déjà ses réductions par semaine ou par mois peut simplement y superposer ce calendrier sans tout reconstruire.

Comment adapter son annonce pour ces nouveaux voyageurs ?

Les voyageurs qui réservent pendant le Ramadan ne cherchent pas la même chose qu'un touriste de passage. Une famille qui se réunit pour l'Aid el-Fitr veut un logement capable d'accueillir plusieurs générations, avec une cuisine équipée pour les repas de rupture du jeûne. Un actif en déplacement veut surtout une arrivée flexible, car les horaires de la journée se décalent et l'heure de la rupture du jeûne change chaque semaine selon le calendrier solaire.

Trois réglages à vérifier avant le mois Prévoir une heure d'arrivée et de départ flexible, car les rythmes de la journée changent. Préciser dans l'annonce le nombre de personnes réellement accueillies, car les réservations familiales dépassent souvent la capacité habituelle. Indiquer clairement la politique d'annulation, car certains séjours se décident tardivement, une fois la date de l'Aid el-Fitr confirmée.

La proximité d'une mosquée, qui peut inquiéter un voyageur étranger habitué au silence, devient un argument plutôt qu'un défaut pour une partie de cette clientèle. Mieux vaut le mentionner franchement dans l'annonce que de laisser le voyageur le découvrir seul à l'arrivée.

Questions fréquentes

Le Ramadan fait-il baisser toutes les réservations ?
Non. Il fait surtout reculer la clientèle de loisirs internationale, qui évite les journées au rythme ralenti. Les familles marocaines, les proches venus pour l'Aid el-Fitr et les actifs en déplacement professionnel continuent de réserver, parfois pour des séjours plus longs que le reste de l'année.
Quand la baisse de la demande touristique se fait-elle le plus sentir ?
Elle se ressent surtout à partir de la première semaine complète du mois, quand les habitudes de sortie et de restauration changent vraiment. Les réservations prises avant le début du Ramadan, elles, restent inchangées puisqu'elles ont été décidées sans tenir compte du calendrier religieux.
Faut-il garder le même tarif pendant tout le mois ?
Non, car la demande ne suit pas une ligne plate. Un tarif unique fait perdre de la marge pendant les semaines calmes et pendant les derniers jours, où la demande remonte avec les trajets familiaux avant l'Aid el-Fitr. Un calendrier de prix suit mieux cette réalité.
Comment savoir quand remonter son prix avant l'Aid el-Fitr ?
Le signal le plus fiable reste le rythme des demandes de réservation reçues pour les derniers jours du mois. Dès que les trajets entre villes marocaines pour les retrouvailles familiales se multiplient, la demande remonte et le tarif peut suivre progressivement.
Les voyageurs du Ramadan restent-ils plus longtemps que la moyenne ?
Certains profils, oui. Les actifs en déplacement professionnel et les proches venus retrouver leur famille réservent souvent des séjours plus longs que la moyenne, ce qui justifie des réductions pensées par semaine ou par mois plutôt que par nuit isolée.
Le bruit de l'appel à la prière pose-t-il un problème aux voyageurs ?
Cela dépend du profil. Un voyageur étranger habitué au silence peut être surpris, tandis qu'une partie de la clientèle marocaine ou familiale n'y voit aucun inconvénient. Le mentionner franchement dans l'annonce évite une mauvaise surprise à l'arrivée et une note en baisse.
Comment adapter la description de son annonce pendant ce mois ?
Il vaut mieux préciser la capacité réelle d'accueil pour les réunions familiales, la présence d'une cuisine équipée pour les repas de rupture du jeûne et la possibilité d'une arrivée à une heure flexible, puisque les horaires de la journée se décalent chaque semaine.